Dans Tout ce que j’aborde, que ça soit la musique, la peinture ou autre, et ça me vient de l’enfance face à mon piano, la première question que je vais me poser est : “Si j’étais un “primitif”, comment est ce que j’aborderais ça?”

La question est de savoir ce que l’on peut faire sans bagage, peut on faire quelque chose qui tienne la route même sans avoir encore de notions?

“Prendre le temps de voir et de sentir, chaque reflet, chaque aspérité, chaque nuance, que l'instant soit baigné par cette magie du présent, de la présence.

Je sens, je vibre, ou pas, je ne cherche pas, juste j’accepte ce que me propose l’expérience.

Je laisse les éléments me parler, dans leur propre langage,  et  je sens poindre une dialectique, quelque chose qui passe par les sensations, quelque chose qui se situe dans l’inconscient et que je ne peux changer en mots, quelque chose d’encore plus flou que d’interpréter des rêves, quelque chose qui me prendra peut être plus d’une vie à décrypter, alors j’écarquille les sens, je m’en imprègne dès que je peux pour accumuler ces données impalpables qui un jour peut être pourront être consignées quelque part.

Et en attendant, je prends le temps de voir et de sentir, chaque reflet, chaque aspérité, que l’instant soit baigné par cette magie du présent, de la présence.

Sentir, vibrer, ou pas, ne rien chercher, ne rien attendre, juste accepter l’expérience.”

“De l’esprit à la matière”