Présentation, journal d’un artiste autodidacte
Il était temps que je me décide à ouvrir ce blog et en même temps, chaque chose doit se faire en son temps. Ceci étant dit, attaquons par ce qui me trotte dans la tête au moment d’écrire ce billet. C’est ce que je suis ce matin, ça aura peut-être changé demain.
J’avais l’impression, et ce depuis toujours et jusqu’à il y a très peu de temps, qu’un artiste c’était avant tout une histoire. Une histoire de vie mêlée d’un besoin impérieux de créer. C’est l’image que je me faisais de cette fonction. Et puis je me suis retrouvé confronté à ma propre histoire, à mes envies, à mes limitations, à ce qui m’a été transmis. Et ayant depuis toujours été dans l’observation du monde qui m’entoure, à un moment donné j’entends ce petit bout d’interview où Louise Bourgoin dit qu’aux beaux arts, on lui à interdit de dessiner. Le dessin et la peinture appartenant à l’ancienne époque, aujourd’hui, la pratique de l’art c’est le happening. Donc j’apprends qu’à un moment donné, une institution vient dire ce qu’est l’art aujourd’hui et apparemment il faut s’y conformer!
Je n’écris pas ces mots comme une critique de l’institution bien que je n’en pense pas moins, l’idée ici est plutôt de témoigner, de manière plus ou moins adroite, de ce à quoi j’ai été confronter en tant qu’artiste. Parce que je ne crois pas que l’on décide de devenir artiste, ou poète. Je pense que c’est quelque chose qui existe en nous comme une nécessité et qui se révèle au prix d’un certain effort, d’un certain travail. En tous les cas pour moi ça a été et c’est encore une véritable plongée dans les profondeurs.
Qui suis je moi qui n’ai pas fait d’études? Qui suis je moi qui ai toujours refusé de me conformer à moins que j’y trouve un vrai sens profond? Parce que oui je crois que la plus rebelle des rébellions est de se rebeller contre soi même. Qui suis je moi qui ne connais pas les codes de cette institution artistique et qui n’est même pas capable d’exprimer clairement une démarche artistique? C’est à toutes ces questions et bien d’autres qui leur ressemblent que j’essaie de répondre depuis tant d’années.
Il était temps que je me décide à ouvrir ce blog et en même temps, chaque chose doit se faire en son temps. Ceci étant dit, attaquons par ce qui me trotte dans la tête au moment d’écrire ce billet. C’est ce que je suis ce matin, ça aura peut-être changé demain.
J’avais l’impression, et ce depuis toujours et jusqu’à il y a très peu de temps, qu’un artiste c’était avant tout une histoire. Une histoire de vie mêlée d’un besoin impérieux de créer. C’est l’image que je me faisais de cette fonction. Et puis je me suis retrouvé confronté à ma propre histoire, à mes envies, à mes limitations, à ce qui m’a été transmis. Et ayant depuis toujours été dans l’observation du monde qui m’entoure, à un moment donné j’entends ce petit bout d’interview où Louise Bourgoin dit qu’aux beaux arts, on lui a interdit de dessiner. Le dessin et la peinture appartenant à l’ancienne époque, aujourd’hui, la pratique de l’art c’est le happening. Donc j’apprends qu’à un moment donné, une institution vient dire ce qu’est l’art aujourd’hui et apparemment il faut s’y conformer!
Je n’écris pas ces mots comme une critique de l’institution bien que je n’en pense pas moins, l’idée ici est plutôt de témoigner, de manière plus ou moins adroite, de ce à quoi j’ai été confronté en tant qu’artiste. Parce que je ne crois pas que l’on décide de devenir artiste, ou poète. Je pense que c’est quelque chose qui existe en nous comme une nécessité et qui se révèle au prix d’un certain effort, d’un certain travail. En tous les cas pour moi ça a été et c’est encore une véritable plongée dans les profondeurs.
Qui-suis je moi qui n’ai pas fait d’études? Qui-suis je moi qui ai toujours refusé de me conformer à moins que j’y trouve un vrai sens profond? Parce que oui je crois que la plus rebelle des rébellions est de se rebeller contre soi même. Qui-suis je moi qui ne connais pas les codes de cette institution artistique et qui n’est même pas capable d’exprimer clairement une démarche artistique? C’est à toutes ces questions et bien d’autres qui leur ressemblent que j’essaie de répondre depuis tant d’années.
Il a d’abord fallu que je sache reconnaître, accepter, assumer face à la première institution à laquelle j’étais confronté, la famille. Comprendre que cette chose était un constituant de mon être profond et que personne ne pouvait me l’enlever. Il a fallu que j’attende mes 40 ans passés, que j’ai traversé suffisamment de tourments pour enfin oser prendre cette place qui était simplement la mienne. Sans croire que c’était de la prétention. Juste accepter que c’était comme ça, que je ne pouvais être en ce monde autrement qu’en créant et en poétisant. Et puis la dernière étape (à ce jour) accepter et assumer ce besoin impérieux d’écrire. De la poésie, mais pas que.
Oser affirmer par les mots, dire qui je suis et quel est mon point de vue et mon ressenti sur cette vie sur laquelle tout le monde y va de sa petite étiquette. Et pourquoi pas moi ? Moi l’idiot de la famille, l’incapable, le bon à rien, celui dont on ne sait quoi fait et qui plus est a le diable dans la peau… Haha, on me l’a bien collé celui là! Mais je ne suis là pour accuser personne, juste témoigner de ce que j’ai dû traverser pour enfin m’octroyer le droit à vivre simplement ce que j’étais.
Et puis une fois passé ça je me retrouve confronté au marché. Alors bien sûr ça n’a pas été un déclic du jour au lendemain mais ça s’est fait à force de rencontrer des portes closes. Et après beaucoup de remises en questions, de doutes sur la qualité de ma proposition. Parce que je ne savais pas dire “pourquoi” je faisais ça et que j’avais l’impression qu’il le fallait absolument. Alors je me suis mis à écrire, à expliquer, chaque œuvre, de manière profonde et sincère. Mais ça ne suffisait toujours pas. J’ai écrit une démarche, revendiqué des influences. Mais au fond, la seule chose qui soit vraiment vraie c’est que mon art témoigne de quelque chose d’invisible, d’impalpable, d’inexprimable.
C’est intéressant et passionnant d’aller chercher toutes ces choses, mais tellement difficile à transmettre. Alors je suis passé par la symbolique, quelques notions alchimiques. Mes études du tarot de Marseille et de l’interprétation des rêves m’ont bien aidé à trouver quelques chemins. Mais il est impossible d’exprimer la réelle profondeur de cette pulsion créatrice, celle qui se suffit à elle-même. Elle est comme le Tao, inexprimable, Elle est un poème surréaliste. Seulement le présent, un souffle, un inspir et un expir.
Alors je vais continuer à faire ce que j’ai toujours fait, plonger et essayer de témoigner de la manière la plus sincère et la plus précise possible à exprimer l’inexprimable!
Et ça ne se fera pas sans mots!